Le LOSC s'impose avec brio sur la pelouse du Vélodrome face à l'OM. Niang avait pourtant ouvert le score pour les Olympiens (13è), mais un doublé de Mirallas (37è, 40è), puis un but de Makoun ont permis aux Dogues d'inverser la tendance.
Après un succès valeureux face à Nancy (2-1), le LOSC se mesure au stade Vélodrome à un autre candidat au podium : Marseille. C'est le choc de cette 34è journée de L1. Les enjeux sont importants pour les deux formations puisqu'en cas de succès, les Olympiens s'empareraient de la troisième place alors qu'une victoire des Dogues placerait les partenaires de Makoun sur la sixième marche de la L1. Quoi dans les rangs Lillois ? Lichtsteiner (adducteurs) est resté à Lille, Tafforeau et Frau sont eux suspendus. Exclu l'an dernier au bout de huit minutes pour son premier match en L1 dans l'enceinte marseillaise, Emerson est au rendez-vous pour une revanche sur le mauvais sort. Makoun porte lui le brassard de capitaine. Le décor est planté, place aux vingt-deux acteurs de la partie. Le début de match est équilibré, le LOSC presse haut les marseillais dans leur camp pour les empêcher de mettre la machine en marche. Ce sont même les Dogues qui allument la première banderille avec une remise de la tête de Makoun vers Obraniak, en pleine surface de réparation, mais le milieu de terrain lillois ne peut armer sa reprise (4è). La réponse de l'OM intervient sur un corner de Cheyrou, Sylva boxe le ballon pour éloigner le danger (9è). Les protégés de Claude Puel ne nourrissent aucun complexe sur la pelouse Vélodrome : sur une remise de Mirallas, la frappe de Cabaye à ras de terre passe à côté (11è).
Un doublé de Mirallas répond à Niang !
Pourtant, la première véritable occasion de la partie des Phocéens est fatale : sur un coup franc de Nasri, Niang place un coup de tête en se retournant qui ne laisse aucune chance à Sylva (1-0, 13è). Quel cruel réalisme ! Les Dogues ne se désarment pas face à l'adversité ambiante : Cabaye lance Obraniak, et il faut une sortie judicieuse de Mandanda devant la menace Mirallas (17è). Le ballon va d'un camp à l'autre, et sur une offrande de Niang, Rami joue les pompiers de service pour détourner la tentative de Nasri (18è). Les Lillois vont de l'avant dès que l'opportunité se présente, il faut désormais régler le dernier geste : Bastos ne trouve pas le cadre sur un décalage de Mirallas (22è), avant qu'une frappe de Cabaye ne soit stoppée par Mandanda (25è). Il manque ensuite quelques centimètres à Mirallas pour reprendre victorieusement un centre de Bastos (31è). Les Lillois insistent, ils vont obtenir la juste récompense de leurs efforts dans cette première période : Cabaye lance Makoun vers le but, l'international camerounais évite la sortie de Mandanda, le ballon arrive dans les pieds de Mirallas qui le pousse au fonds des filets (1-1, 37è). Ce n'est pas fini, le meilleur est à venir : sur une frappe d'Obraniak, Mandanda repousse, mais Mirallas, à l'affût, catapulte le ballon au fonds des filets (1-2, 40è). L'international belge signe par la même occasion son premier doublé en L1. Le LOSC a renversé la tendance avec la manière et une abnégation sans faille. Après deux missiles de Bastos sur coup franc (43è, 45è), et une tentative de Cissé (45è+1), c'est la fin du premier acte.
Niang frôle le poteau !
Le LOSC revient sur la pelouse du Vélodrome avec la ferme intention de confirmer son avantage au tableau d'affichage. Les Lillois sont ainsi les premiers à se mettre en action, même si la tentative de Mirallas est interceptée par Mandanda (48è). Dans la foulée, les Olympiens se procurent une énorme occasion : Cheyrou met Niang sur orbite, il vient défier son compatriote, mais la frappe de l'international sénégalais frôle le poteau gauche du portier des Dogues (49è). C'est donc reparti sur des bases similaires pour cette seconde période, avec un spectacle de haute voltige, malgré la pression du mistral et la pluie. Les protégés de Claude Puel ne se contentent pas de mener au score, ils continuent d'aller de l'avant sur des contres rondement menés. Sur un corner de Bastos, Makoun dévie le ballon de la tête dans la mêlée, ça aboutit à une frappe d'Obraniak qui ne trouve pas le cadre (55è). Le cadenas lillois tient pour le moment le choc face à la tentative de révolte des Marseillais, alors que le chouchou Valbuena a fait son apparition sur le terrain (56è). Ce dernier va croiser le fer avec son pote Mavuba.
Makoun enfonce le clou
Un coup franc de Nasri oblige Sylva à se détendre, il parvient à détourner le ballon d'une belle claquette (62è). Un coup de canon de la tête de Cissé est ensuite tout proche de faire mouche (64è). Les partenaires de Sylva ne sont pas en reste, ils vont d'ailleurs placer un coup de massue sur la partie sur un nouveau contre : une tentative d'Obraniak est contrée par Cheyrou, le ballon revient pourtant dans les pieds de Cabaye, en pleine surface de réparation. L'international Espoirs prend sa chance, il dévisse, mais Makoun a bien suivi, le redresse la trajectoire du ballon qui termine sa course au fonds des filets (1-3, 67è). Quel coup de maître ! Valbuena fait ensuite briller Sylva (69è), tout comme Cheyrou dans la foulée (70è). Ça continue d'aller d'un camp à l'autre, Mandanda intervient sur un coup franc d'Obraniak (72è), avant que Sylva en fasse de même face à Valbuena (74è). Claude Puel décide alors de lancer Kluivert dans la bataille à la place de Mirallas (78è). Obraniak se signale lui avec une nouvelle frappe capté par le portier Olympien (80è). La fin approche à grand pas sur cet exploit lillois : Obraniak rate d'un cheveu la cible sur une offrande de Makoun (88è). Debuchy participe à la fête en remplaçant Obraniak. Après trois minutes de temps additionnel, l'arbitre clôt les débats sur cette superbe victoire des Dogues. Le LOSC s'empare de la sixième place du classement.
FELICIATION A NOS SUPER JOUEURS !!!
LE CIEL SUR LEUR TÊTE
Marseille et Toulouse ont concédé deux défaites dures à encaisser, pour des raisons différentes, chez eux, lors des dernières rencontres de la 34e journée. L'OM n'a pas vraiment existé contre Lille (1-3) et laisse la troisième place à Nancy. Le TFC (0-1), battu à la dernière seconde, renvoie Bordeaux à quatre points de Lyon et reste collé à Lens (17e).
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Ils pensaient se rapprocher de leur grand dessein, sous les yeux de leur public, devant les caméras de la télévision. Marseille et Toulouse ont fini la soirée de dimanche le nez dans un gazon rendu glissant par la pluie, concédant deux défaites à la maison cruelles, devant Lille (1-3) et face à Bordeaux (0-1), deux clubs à la fin de saison décidément impressionnante. Ce ne fut pas, cela dit, la même souffrance. L'OM a concédé une défaite logique, quasiment humiliante, la première par deux buts d'écart au Vélodrome en L1 depuis le cauchemar estival contre Nice (0-2), sous la direction d'Albert Emon. Dominé dans tous les compartiments du jeu, «sur la fraîcheur et la volonté» selon Eric Gerets, l'équipe phocéenne n'a même pas su profiter de l'ouverture du score heureuse signée Niang (12e), lequel revient au passage à un but de Benzema au classement des buteurs (16 contre 17). Toulouse, de son côté, continue son chemin de croix à domicile après avoir eu de loin les meilleures occasions, payant cash quelques secondes de relâchement défensif dans les dernières secondes du temps additionnel. Obertan lançait parfaitement Micoud, qui célébrait son retour de suspension d'un but ultra-précieux (90e+3). Si tout se passe bien, les Girondins auront validé leur place directe en Ligue des champions le week-end prochain, contre Nice.