Le LOSC négocie de la meilleure des manières l'obstacle caennais dans son antre du Stadium. Les protégés de Claude Puel enchaînent ainsi un deuxième succès consécutif en championnat grâce à des doublés de Cabaye (44è, 62è sp) et Lichtsteiner (34è, 90è+1) et un but de Frau (87è). Les Dogues remontent à la 7è place au classement.
Après deux derbys bien négociés à Valenciennes (0-0) et Lens (1-2), le LOSC dispute son troisième match de la semaine en L1, cette fois-ci à domicile, face à Caen. Un troisième défi de taille est donc proposé aux Dogues face à des Normands toujours à la rechercher de leur première victoire en 2008. Le mot d'ordre reste pourtant identique côté lillois : poursuivre cette bonne spirale et aller chercher un second succès consécutif en championnat, ce qui constituera une première depuis plus d'un an. Quoi de neuf dans le groupe de Claude Puel ? Plestan (reprise) et Bastos (tendon) sont à l'infirmerie, l'entraîneur des Dogues enregistre par ailleurs les retours dans son onze de départ de Tafforeau (blessé) et Mavuba (non qualifié) qui n'avaient pas participé au derby à Bollaert. Auteur d'une bonne prestation mardi soir à Lens, Mirallas est maintenu à la pointe de l'attaque, Frau et Kluivert débutant la rencontre sur le banc des remplaçants. Le décor est planté, place au spectacle avec les vingt-deux acteurs de la partie. La première banderille est allumée par le LOSC : sur une longue relance de Rami, Mirallas remise le ballon de la tête vers Obraniak qui prend sa chance sans parvenir à trouver le cadre (2è). La réponse des Normands est l'œuvre de Toudic, le résultat est le même (6è). Les occasions sont pourtant lilloise en ce début de partie : Lichtsteiner perce la défense de Caen dans son couloir droit, son centre est repris de la tête par Makoun, mais Costil détourne en corner (7è). Dans la foulée, sur un coup franc d'Obraniak, la tentative de la tête de Lichtsteiner frôle les montants des buts caennais (9è).
Lichtsteiner insaisissable, Cabaye inimitable !
Les protégés de Franck Dumas ne font pourtant pas de complexe sur la pelouse du Stadium malgré la bonne entame des Dogues. Sur un service de Nivet, Eluchans oblige Sylva à se coucher pour capter sa frappe à ras de terre (13è). C'est moins prolifique ensuite en termes d'occasions, la faute à des Caennais qui cadenassent les débats. Les Dogues ne s'affolent pas, ils prennent leur temps de construire leurs offensives. Le LOSC se crée ainsi une grosse occasion par l'intermédiaire d'Obraniak suite à une mauvaise appréciation de la défense normande, mais Costil est à la parade. Sur le corner qui suit, le centre de Mirallas est repris par Lichtsteiner, c'est hors cadre (25è). Mirallas profite ensuite d'une passe en retrait mal ajustée de Sorbon, Costil s'interpose, avant qu'une tentative de Makoun, qui avait bien suivi, fuit le cadre des buts caennais (29è). La prochaine sera la bonne. A la sortie d'un coup franc de Cabaye, Obraniak adresse un centre en retrait repris victorieusement pas Lichtsteiner (1-0, 34è). Cette ouverture du score n'est que la juste récompense des efforts lillois dans cette première période. Ça ne s'arrête pas là, puisque sur un centre de Tafforeau, la reprise d'Obraniak oblige Costil à se coucher pour se saisir du ballon (36è). Caen n'a pas abdiqué et la doublette Béria-Sylva fait face avec brio devant la menace Eluchans (43è). La réponse lilloise est terrible : sur un centre d'Obraniak mal renvoyé par la défense normande, Cabaye ne se pose pas de questions il arme une frappe qui ne laisse aucune chance à Costil (2-0, 44è). Le break est fait, fin du premier acte.
Cabaye enfonce le clou, Caen réduit à dix !
Les joueurs de Claude Puel reviennent sur la pelouse du Stadium avec la ferme intention de confirmer leur avantage au tableau d'affichage. Franck Dumas n'a lui pas fait dans le détail avec trois changements à la pause. Compan, Florentin et Deroin sont désormais sur le terrain. Ç'a dû gronder dans le vestiaire à la pause ! Les débats se musclent avec des Caennais qui durcissent leurs interventions. Les Dogues gèrent pourtant sereinement les deux buts d'avance, même si les occasions se font plus rares dans ce début de seconde période. La première mèche est même caennaise avec une percée de Florentin, suivi d'une frappe puissante, mais Sylva se détend bien, il parvient à détourner le ballon (57è). Un coup de théâtre pas banal se produit ensuite : Obraniak met Mirallas sur orbite, l'international belge fil vers le but, il vient défier Costil qui le déséquilibre. La sanction est immédiate, l'arbitre désigne le point de pénalty et expulse le portier normand. Comme il y a eu les trois changements à la mi-temps côté Caennais, c'est Compan qui devient gardien de but. Cabaye ne tremble pas pour transformer le pénalty avec un contre-pied parfait (3-0, 62è). Le milieu de terrain réalise par la même occasion le doublé, il devient aussi le meilleur buteur lillois avec 6 buts.